Le 7 juillet 2026 avec Les Mots du Vent
10h > 18h Salon du livre des éditeurs de poésie
Atelier gravure: Marc GRANIER 7 juillet à 10h (éditions Les Monteils) - Tarif **
Marc Granier, peintre graveur et typographe a créé les éditions "Les Monteils" pour aller à la rencontre d’écrivains et de poètes. Il réalise des livres en séries limité en plomb mobile à l’aide de presses manuelles typographiques à l’atelier "Sous les Arbres" au Monteils en Cévennes.
Les éditions Les Monteils
Quelles sont ses particularités ? Comment choisissez-vous les textes que vous publiez ?
Tout est fait à la main. Je grave les vignettes sur bois. Pour le texte, je prends les lettres une à une dans les casiers. Je compose chaque mot, puis la page. Je fais ensuite tous les passages des pages sur la presse. Je prends le livre en main des dizaines de fois. C’est très manuel comme travail. J’ai un contact physique constant avec le livre. Je lis le texte tout le temps, je le lis des dizaines de fois (et à l’envers en plus). Enfin je couds les pages. Je tripatouille le livre dans tous les sens ! C’est une vraie création de faire un livre en typo avec des caractères en plomb mobiles…
Il faut donc que le texte me plaise, et qu’il aille à l’essentiel. Je ne prends rien de léger, du blabla pour remplir les pages ! Le conte poétique correspond bien à cet enjeu.
Certains livres sont fait de façon simple (les gravures ne sont pas signées, les papiers sont moins chers, les tirages plus élevés) : ils permettent à plus de personnes d’accéder à un livre artisanal gravé. Les autres sont des livres d’artistes, sur papier 300 gr, avec des eaux-fortes parfois.
Aurélie Delcros 7 juillet 11h 30
Aurélie Delcros vit dans les collines d’Ariège. C’est un atelier d'écriture qui lui a ouvert la porte de la poésie. Elle publie pour la première fois dans la revue Les Hommes sans Épaules et est l’auteur d’un premier recueil, À l’arpent du monde, écrit autour de l’attente et de la naissance de son troisième enfant.
Branche du muet
De cette poète, une brève apparition déjà dans Décharge, en décembre 2019 (n° 184) :
L’homme est un ciel en marche
il adresse aux cailloux le port d’un regard
Nadège Cheref Lecture le 7 juillet à 14h15
Nadège Cheref : Née en 1974, je vis actuellement à Sète. Avec un premier poème écrit à l’âge de 8 ans, la poésie n’a jamais cessé d’être mon amie. Influencée par la poésie américaine, je prône une poésie libre de toute contrainte où l’imaginaire et la réalité se mêlent pour laisser place à la quintessence des sens. Je publie régulièrement dans diverses revues et anthologies poétiques. Membre de la Société de poètes Français en 2023. Lauréate des « Nouvelles Voix d’ici » de la Maison de la Poésie de Montpellier et actuellement Directrice de publication de la Revue Lichen depuis août 2023.
Lichen, premier signe de vie à revenir…
Par Carole Mesrobian| 4 mai 2019|Catégories : Revue des revues
Une revue mensuelle de poésie en ligne, façonnée par Elisée Bec, Lichen propose une ligne graphique épurée mais riche, très riche, et placée sous le signe de la convivialité. Les rubriques en témoignent : “Espèces en voie de disparition”, “L’atelier des mots”, “La grange aux mots reçus”, “Le hangar des mots moches”. Le champ lexical de l’agriculture est ici présent, ce qui permet de créer le lien entre la poésie et le travail de la terre.
Mais il ne s’agit aucunement de simplicité. ce qui est suggéré c’est que le travail des mots est l’espace d’un savoir ancestral et inné, un savoir-faire manuel et charnel, comme cultiver son champ requiert des gestes transmis de génération en génération… Le matériau langage, glaise malléable et offerte à d’infinies potentialités, puise sa puissance dans le socle commun qu’est la vie, simplement jour après jour, et dans la communauté des hommes.
Des noms apparaissent, comme Dominique Mans, Sylvie Franceus, et Perle Vallens, qui dans la rubrique “Espèces en voie de disparition” proposent des poèmes en prose. Des noms peu vus par ailleurs, et des textes dont certains nous donnent envie d’en lire plus de ces auteurs.
"Nanouk l'esquimau" de Robert J.Flaherty le 7 juillet à 14h
Ciné-concert / Henry Herteman piano - Tarif ***
Cabaret poétique - 7 juillet à 18h
"Teo Libardo chante Cesare Pavese" - Tarif ***
Teo Libardo est né à Brindisi, dans le sud de l'Italie. Exil à Lausanne. En France depuis 1973, il se retire quelques années dans une vallée isolée et silencieuse. Débute ensuite une décennie d'errance : chauffeur-livreur, manutentionnaire, manoeuvre, maçon, couvreur, bagnino, pizzaiolo, jardinier...
En 1984, il décide de se consacrer à la création et entame sa réconciliation avec le langage comme artiste-peintre par les signes, la pseudo-écriture, gravés dans la matière. Expose dans plusieurs pays d'Europe.
Puis l'écriture prend davantage de place à travers la création musicale. Auteur-compositeur-interprète de ses propres textes en français, il a également mis en musique plusieurs poètes parmi lesquels Cesare Pavese, une manière de renouer enfin avec sa langue maternelle.
Par ailleurs, auteur de poèmes et de récits, il s'investit comme lecteur et animateur lors de rencontres littéraires. Il initie également une cohabitation plastique et littéraire avec DéDéTé. Il est à l'origine de deux aventures éditoriales : la revue à parution trimestrielle capricieuse La volée et les éditions Rosa canina.
RÂJEL - 7 juillet à 21h concert - Tarif *
Performeuse, musicienne vocale, jongleuse de mots. Une artiste issue de la scène Spoken Word qui succède au mouvement de la Beat Generation.
À voir et à entendre
https://youtu.be/DG5m6CgH01A?feature=shared
(8 vidéos en ligne)
"Elle Dit Elles Rajel en corps "...
Une ode à l'humanité
On rit, on pleure, on grince…
Dans un large spectre sonore & musical et dans une poésie qu’on peut attribuer au mouvement des impressionnistes, Rajel, artiste singulière, engagée et emblématique de la scène toulousaine, offre là des moments de voix rares et inattendus, d’émotions déroutantes et percutantes, hypnotisant un public toujours plus demandeur…
Nommée par ses pairs "Grande prêtresse" la dame n'a rien de hiératique pour autant. Pas de grand-messe dans la voix qui scande l'aujourd'hui.
On dit d'elle qu'elle a le tonus abrasif quand elle chante, parle ou murmure, tirant le bord des phrases contre le vent, arraché à ses æncres...
"Pouvoir dire c'est déjà agir.
Hérité du Spoken word, l'écrit pour la parole célèbre la littérature dans ce qu'elle a de plus politique. La parole prise, activement, de droit, la parole vive, qui devient action par son incantation.
Ces mots à dire acquièrent une vitalité pour dire le monde dans ses tourments et ses percées de lumières.
Ces mots à dire engagent dès qu'ils engagent le corps et activent une puissante oralité mythique."
Claire Stavaux, éditrice